Arcade et balayeurb

Adolescente, j'ai travaillé pendant un mois à Padoue. Jumelée avec la cité de St Antoine, Nancy permettait à des étudiantes qui parlaient italien de passer quelques semaines dans la ville vénète. Un matin où nous visitions Venise, F., passionnée d'art, nous emmena à la Scuola di San Giorgio degli Schiavoni, pour voir les peintures du Carpaccio. Nous marchions sur le bords des canaux quand cette image s'est offerte à moi: un homme, dans une cour intérieure, balayait. Il y avait cette eau bleu-vert -le sang de la ville qui coule à travers les vaisseaux-canaux-, cette lumière blanche et la douceur des murs de brique rose.

Un sentiment de beauté m'a saisie, la photo m'a choisie.

Par la suite, critiquée par mon prof de photo, j'ai retiré cette photo de mon blog. Mais sa beauté me hantait et ce cliché m'a suivi partout, me rassérénant quand je le regardais. Je vous le repropose aujourd'hui. Mon premier coup de coeur.